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page mise à jour le:

06/10/2008

 

 

 Voyage chez les Adivasis du Karnataka 

Après la visite à Genilac de M. SHARANAPPA, le directeur de l’ONG indienne Praghathi qui s’occupe sur place des jumelages Adivasis, je me suis rendu (à l’occasion d’un voyage en Inde en novembre- décembre 2007) à Alanahally, le village que nous aidons dans le sud de l’Inde au Karnataka.

 La difficulté d’accès à notre village jumeau d’Alanahally (1 heure de marche à travers champs et une rivière à traverser à gué quand il n’y a pas trop d’eau, ce qui n’a pas été le cas !) a été compensée par un accueil chaleureux. Les Tribaux m’ont montré leurs maisons en ruine ou faites en branchages, totalement vides : pas de meubles, ni de vêtements; seulement une assiette et un pot pour aller chercher l’eau, aucune réserve de nourriture, celleci venant de la forêt ou du travail chez les gros fermiers voisins payant moins d’1€ par jour. 

Ils m’ont entraîné dans la forêt pour me montrer la difficulté de cueillir le tamarin, les gooseberries en grimpant dans les arbres ou de rechercher des racines pour survivre en creusant le sol. Les chutes sont nombreuses et expliquent le nombre d’handicapés dans le village, faute de soins. J’ai été surpris par la précipitation des enfants à manger les baies des buissons, mais on m’a rappelé que ce serait le seul repas de la journée. 

Ils ont un immense espoir dans notre aide. Le jardin d’enfants, notre première réalisation, fonctionne très bien et leur permettra de s’intégrer dans la communauté dont ils sont exclus pour le moment. 

Les premières récoltes de haricots et de coton commencent sur les terrains que nous venons de louer pour eux. Dès cette année, chaque famille aura 2000 mètres carrés à cultiver pour produire sa nourriture et obtenir un petit revenu. 

Les besoins essentiels sont : les soins, une école primaire, un accès correct au village, des maisons dignes de ce nom, un moyen de locomotion pour transporter les blessé s et pour aller vendre les récoltes directement aux commerçants et non aux intermédiaires qui les exploitent. 

De retour à Mysore, j ’ai visité l’institut St Anthony pour les orphelins et déshérités tribaux, fondé par M. SHARANAPPA. Après un accueil chaleureux, j’ai assisté à un spectacle de chants et danses par les enfants, puis au déroulement d’une soirée normale avec un temps de récréation où j’ai été assailli de questions en "Kanada" (la langue officielle locale) au milieu des rires, et où l’on sentait leur besoin de contact avec des adultes. Puis ce fut le repas (le seul de la journée) riz, boule de ragi et curry, précédé par la prière et la méditation, et après, une courte récréation, une heure d’études par groupes avant de se coucher (par terre sur une natte). La discipline et l’éducation, tant à l’école gouvernementale, qu’avec le renfort des études à l’institut, doit permettre aux enfants de s’intégrer dans la société. 

Les jours suivants nous avons visité d’autres villages tribaux, mais partout c’était le s même s condition s d’existence, sans aucune aide extérieure. 

Ce voyage m’a conforté dans l’idée que nous devons continuer et accroître notre aide, nous qui ne manquons de rien alors qu’eux en sont à essayer de surviv re. 

Robert POMPEY, comité de Genilac-La Cula (42).

 

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