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page mise à jour le:

06/10/2008

 

Beaumont rencontre ses jumeaux au Niger

Nous étions 3 adhérents de LACIM Beaumont (63) à avoir fait le voyage à la rencontre de 3 villages avec lesquels nous sommes jumelés au Niger. 

Fandou : 100 Km de Niamey. Ce village est très accessible, seulement 4 km de mauvaise piste. Le moulin à mil qui a été notre premier projet il y a 3 ans, fonctionne au moment de notre passage, après des réparations successives. Le nouveau projet pour lequel les femmes viennent de recevoir de l’argent est un micro-crédit destiné à l’embouche de moutons. 40 femmes reçoivent la somme nécessaire pour l’achat d’un mouton. Elles se sont engagées à rembourser le capital et un petit intérêt dans 6 mois, afin que d’autres femmes perçoivent la même somme. En 2 ans toutes les femmes auront bénéficié de cette aide. 

 

Dan-Mallam : 100 km de Zinder (2ème ville du Niger). Une classe "en dur" (avec des briques confectionnées par le maçon) a été notre premier projet en 2004. Le mobilier de classe n’a pas encore été livré, mais cela est en bonne voie. Il y aurait besoin d’un puits plus proche de l’école et de latrines. Les femmes auraient besoin d’un moulin à mil. Ce comité nous paraît suffisamment dynamique pour faire parvenir la demande à Mamane, notre permanent au Niger. 

 

Dawan Marke : 150 km de Zinder. Il s’agit d’un village très enclavé, dans une région en voie de désertification et d’ensablement. Les 2 instituteurs nous font un accueil chaleureux. Nous constatons l’aboutissement de notre premier projet en 2001 : une classe avec son mobilier. Le prochain projet est à définir. Le village a de tels besoins que le choix est difficile : construction d’une nouvelle classe (CP, CE1) ou d’une case santé. L’instituteur doit entreprendre les démarches auprès du Préfet pour être sûr de l’affectation d’un personnel, condition pour que nous financions la construction. 

Notre périple a duré 6 jours; il nous a donné l’occasion de vivre intensément un voyage de travail, d’aventure, et de plaisir. Nos contacts ont été chaque fois riches, chaleureux, et nous mesurons ce qui reste à faire. 

Nous avons terminé par un séjour à Niamey où nous avons eu l’occasion de rencontrer d’autres ONG qui interviennent dans le même secteur géographique pour des réalisations semblables aux nôtres. Par exemple Aide et Action intervient pour le mobilier des classes et les fournitures. Ce serait une ressource à exploiter.

 Nous espérons renouveler notre visite dans 3 ans et peut-être avec d’autres amis de France pour rencontrer nos jumeaux. 

Marie-Gil Saint Joanis et Bernard Velut, Beaumont (63)

A Dawan Marke

(photo Bernard Velut)

 

 

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Visite de Mailo,  jumelé avec Pontarlier 

 

Région de Doutchi

 

Début novembre, nous sommes parties trois amies de LACIM pour Niamey. Il fallait faire coïncider ce voyage avec la tournée d'inspection de Janine BERLIER et de Mamane. Impossible en effet de se débrouiller seules : la présence d'un guide traducteur se révélant indispensable. Durant 3 jours nous les avons ainsi accompagnés en brousse, de village en village. 

L'arrivée du "pickup" de LACIM est toujours annoncée de loin par les cris de joie des enfants. En quelques minutes tout le village se rassemble autour du véhicule. Le plaisir des retrouvailles illumine les visage de ceux qui connaissent bien maintenant Janine et Mamane. Curiosité à l'égard des nouvelles venues : les petites mains noires tâtent nos mains et bras trop blancs! Il arrive même que de jeunes enfants hurlent de frayeur en nous apercevant... 

Nous nous arrêtons vers les puits, les écoles ou visitons l'épicerie crée par LACIM. Parfois nous avons la chance de rencontrer l'instituteur avec lequel nous pouvons échanger en français. Pour les autres personnes, il faut passer par la traduction de Mamane. Le français est la langue officielle du pays mais seuls ceux qui sont allés à l'école le parlent. 

Nous voici enfin à MAILO où notre venue est annoncée depuis longtemps. Première petite déception: le village est presque désert… c'est jour de marché à la ville voisine de DAN-KASSARI. Il faut savoir que le marché hebdomadaire ne se manque sous aucun prétexte en Afrique. Il est important pour chacun de gagner quelques pièces en vendant sa petite production familiale. En fait, cela se révélera aussi une c h a n c e nous permettant d ' a v o i r d e s échanges plus faciles et prol o n g é s avec les personnes présentes. 

Le chef du village accompagné de quelques responsables nous accueille dès notre arrivée. Ensuite arrive un groupe de femmes avec leur présidente. Ce sont tous des gens assez âgés. En Afrique on respecte la sagesse et l'expérience des anciens. La communication s'établit par «empathie» et par gestes car aucun ne parle notre langue. 

Le jeune pasteur et son épouse sont là. Leur présence est un atout pour ce village qu'ils dynamisent par leur projets innovants: alphabétisation des adultes, projet de garderiematernelle pour les petits, maraîchage autour d'un marigot creusé artificiellement. Nous nous attardons à l'école après la visite d’un puits impressionnant. Plus de cinquante mètres de profondeur. Il faut du temps et de l'énergie pour remonter la puisette! Satisfaction de verser dans le seau une belle eau claire et fraîche... 

Puis les femmes nous apportent des plats de fête : pintade, haricots, pois, semoule… Le chef nous offre un boubou traditionnel en coton tissé. Avant de quitter le village, les femmes nous font part de leur désir de posséder une décortiqueuse à grains qui les soulagerait d'un travail fastidieux. 

Le jour décline dès 17 heures et nous devons encore nous rendre au village voisin de HOUDANMASSARI où notre second puits est en cours d'achèvement. Notre arrivée semble surprendre à cette heure tardive. Le puits est déjà utilisé bien que les buses et les poulies ne soient pas encore en place. L'engin de levage viendra lorsque les récoltes seront terminées. 

Ainsi se termine la première partie de notre séjour que nous poursuivrons aux environs d'Agadez dans le massif de l'Aïr. Mais ceci est une autre histoire!... 

Si le progrès s'installe dans les villes avec l'usage grandissant d'internet et du téléphone portable, il est frappant, en revanche, de constater que les villages continuent à vivre de manière traditionnelle s'appuyant sur les habitudes ancestrales. Nous avons pu observer la difficulté pour les zones isolées d'accéder à l'éducation. L'alphabétisation, surtout celle des femmes, apparaît clairement comme un priorité pour nos actions futures.

Pour toutes les 3, ce séjour de 2 semaines au Niger constitue une belle expérience, pleine d'enseignements, d'humanité, d'imprévus parfois. Nous avons vécu des moments pleins d'émotions au cours de nos différentes rencontres. 

Un très grand merci à Mamane pour sa compétence et sa gentillesse. Merci surtout à Janine qui a su nous communiquer son attachement et sa générosité pour ce pays et sans qui ce voyage n'aurait pu se faire.                                                               novembre 2006,  Françoise PREBANDIER, Chantal CHARMOZ, Nelly DURAND, Pontarlier (25).

 

 

Depuis juin 2004 le comité de PONTARLIER a pris en charge le village de MAILO situé en zone sahélienne au sud ouest du pays. 

Le premier projet concernait le creusement du puits (ce qui fut fait dans les meilleurs délais possibles), puis l'année suivante la dotation du moulin à grains pour les femmes. 

Nous avons pu suivre les étapes de la réalisation de ces projets grâce aux photos et rapports transmis par Janine BERLIER et aux courriers amicaux envoyés par le village. 

Aussi est née l'envie d'aller sur le terrain pour donner vie aux images, être confrontée à la réalité , prendre la mesure des besoins sur place et renforcer les liens d'amitié.

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