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Tout
a commencé en 1976 par une histoire d'amitié
entre une religieuse indienne : Marie Louisa et Thérèse BOUILLOUX notre
présidente locale. Elles se sont connues lors d'un voyage en Suisse : dialogue,
échange d'adresses, amitiés naissantes et déjà sur les mêmes rails… !
Promesse de soutien, mais comment ? Marie Louisa, infirmière, se retrouve seule dans un village : SHANTIVANAM, près de KULITHALLAI dans le district de TRICHY- au sud-est du Tamil Nadu. Elle voit tous les infirmes, les aveugles qui mendient dans le secteur. Comment créer des emplois pour ces familles si démunies? Un terrain en friche peut devenir une plantation, permettre revenus et salaires. C'est à ce moment-là que Sœur Marie Louisa interpelle Thérèse et ses amis : «Pouvez-vous accompagner financièrement mes projets ?» A St Denis, une petite équipe se forme autour de Thérèse. A Shantivanam : achat du terrain, puits, pompe, travaux d'irrigation, plantation de cocotiers… au fil des années, les mendiants deviennent des travailleurs dignes et responsables. Aveugles et handicapés sont dirigés dans des établissements spécialisés, les enfants sont scolarisés, les jeunes vont en formation professionnelle. En aidant des familles d'accueil, les enfants abandonnés ou orphelins sont pris en charge financièrement. De même pour les grands malades ou accidentés : hospitalisation et ou rééducation. Quelques années après, mise en culture de 4 acres 1/2 de rizière en location-bail (1 acre = 0,40 hectare). Création
d'une étable avec progressivement 8
vaches et 8 jeunes bêtes. Au début le lait était distribué gratuitement dans
les familles mais à cause du manque d'argent, il est à présent vendu (manque
de fourrage sur place : achat très onéreux). Lors de la naissance de veaux,
les familles reçoivent l'une après l'autre une bête. Conséquences : les
familles sont en meilleure santé. Il n'y a plus d'aveugles ni d'infimes dans la
nouvelle génération. Les huttes de terre, de feuillages, petit à petit
sont remplacées par des maisonnettes en dur surélevées pour résister aux
inondations du fleuve KAVERI, aux moussons. Cinq années de sécheresse suivies de fortes inondations fin 2005 les ont amenés à abandonner la rizière. Pour la majorité, plus de travail, plus de salaire. Pour nos amis, plus de rentrée d'argent… Durant cette période nos aides n'ont servi qu'à la survie alimentaire : achat de riz en gros pour un prix plus abordable et distribution aux populations affamées. De mi-octobre au 22 décembre 2005 : les inondations ont effondré le talus de protection près du fleuve, les familles ont été déplacées pendant deux mois. Des huttes en terre se sont écroulées. Actuellement nos aides sont entièrement consacrées à l'achat des matériaux : pierres et ciment pour l'édification du mur de soutènement de ce talus.
La spécificité de notre groupe : il a commencé par une promesse de soutien à Sœur Maria Louisa avant même de connaître LACIM que nous n'avons rejoint qu'en 1986. Dans les moments très difficiles que nos amis de Shantivanam traversent, l'amitié qui nous rapproche et la fidélité à notre engagement ne nous autorisent pas à arrêter notre soutien. Le risque serait de voir à nouveau ces Dalits retomber dans une grande précarité. Actuellement ces familles de Dalits ne sont propriétaires de rien (rappelez-vous l'article dans le N°9 de LACIM Infos : être Dalits, c'est ne pas être). A Shantivanam (où le comité local de Shantivanam achète les terrains pour bâtir leurs maisons), nos amis sont fiers de voir leurs enfants scolarisés, heureux d'avoir retrouvé dignité et considération par le travail. Ils signalent les urgences à Senthil, responsable local du comité indien, ils participent aux décisions, aux efforts à accomplir. Actuellement, notre équipe de Saint Denis les Bourg compte environ 25 membres donateurs. Une moitié plus active participe à l'organisation de vente de fleurs, à la brocante et à l'expo-vente : actions annuelles organisées sur la commune. Une goutte d'eau dans la mer… Thérèse Bouilloux , Françoise Bolard,(01).Notre groupe de Ribeauvillé Il existe depuis 1980. C’est en 1998 que Mme Charlat (fondatrice de LACIM)nous a proposé de répondre à une demande de jumelage venant de Kappisset : village très pauvre du Kérala, où une population très marginalisée semblait vouloir s’engager pour un mieux vivre. Après plusieurs années , notre assistance classique : médicaments, soutien scolaire, réparation de maisons, ne parvenait guère à faire vivre plus dignement ces familles d’agriculteurs à la merci d’acheteurs sans scrupule qui les exploitaient. En 2002 nous avons donc demandé à nos jumeaux de proposer un projet plus global, touchant l’ensemble du village. Très vite, le Père Abraham, nouvellement nommé sur la zone, contacte les familles et sollicite les services sociaux de l’évêché de Malabar (MASSS ) qui élaborent un « programme de développement pour agriculteurs marginaux et enfants retardés ». Notre groupe est aussitôt enthousiasmé par un tel programme : Création
d’un groupe d’agriculteurs (Group farming) auxquels est proposée une
formation technique. Formation à l’agriculture biologique avec utilisation de compost enrichi (vermi-compost ) Achat collectif de semences et de plants à prix coopératifs. Suppression de l’intermédiaire et vente directe sur les marchés locaux . M. Carlton Fernandez : permanent de LACIM sur le secteur, visite le projet en Octobre 2003 et confirme la mise en place du projet : « 12 familles exploitent ensemble des champs en location pour 2 ans. Ils cultivent du riz, de l’igname, du gingembre, du poivre et de la vanille. 150 bananiers ont été plantés… » En 2004, un nouveau responsable : le Père Saji Pinankayil prend en charge le projet et nous écrit : « Ce projet a complètement changé la vie des agriculteurs » Au mois de Février 2005 une mission de LACIM conduite par M. André Josse a pu constater le bien fondé d’un tel IGP. Il est alors proposé d’intégrer davantage les femmes dans le projet pour y développer les cultures maraîchères entre autres . Tout récemment, le Père Thomas (directeur des services sociaux de l’évêché), nous fait le point sur les derniers développements du programme, après presque 3 années de fonctionnement : - « Un sentiment de solidarité s’est fortement installé parmi les bénéficiaires». Parmi les effets positifs on peut citer, en plus de meilleurs profits et de l’accès à l’auto-suffisance : - une envie de coopérer et de partager (mêmes les pertes …) -
l’égalité entre les familles impliquées. - le respect et l’appréciation du travail de chacun . - la diminution des coûts de production. - le développement de la confiance mutuelle et du sens des responsabilités. - la découverte des avantages de l’agriculture biologique - la diminution des risques personnels d’échecs Du reste, de nombreux agriculteurs souhaitent ardemment entrer à leur tour dans le système… A l’heure actuelle, 64 familles s’investissent dans le projet de Kappisset. Un village voisin : Pius Nagar, également soutenu par LACIM, a un projet similaire qui touche 83 familles. De plus en plus de femmes sont impliquées. Les terres sont louées pour 2 ans au prix de 5 000 roupies l’année (environ 90 € ), par acre de terrain (1acre=0,40 hectare) . Les ventes directes sur les marchés assurent un revenu irrégulier mais très sensiblement supérieur à celui obtenu en passant par un intermédiaire. Les bénéfices des ventes sont partagés également entre tous, car les membres du groupe fournissent la même quantité de travail. Une petite part des bénéfices est gardée en tant que fonds de roulement. On considère qu’il faut investir par an et par acre une somme de 25 000 roupies (450 € ), pour l’achat des semences et plants, fumure, insecticides et outils de travail . Il reste bien sûr encore d’autres problèmes à résoudre… Par exemple celui de la déforestation de la zone du fait de l’utilisation de bois pour cuisiner. Il est donc fortement question de mettre en place prochainement des installations de production de bio-gaz bon marché et non polluant, à base de bouse de vache, litière et purin de cochon, restes de nourriture, etc… Une étude pour la réalisation d’un tel projet a déjà été faite. La contribution financière demandée aux bénéficiaires pourrait être prise en charge sous forme de prêts… Une affaire à suivre !
Pierre Rouve, comité de Requista (12), membre de la commission Inde, d’après une communication de Mme Schoor du comité de Ribeauvillé (25), etdes rapports des Père Saji et Thomas
Grand-Combe-Chateleu, Les Gras, Val de Morteau (Doubs) C’est en 1987 que LACIM a démarré à Grand-Combe-Chateleu. Très rapidement des habitants des Gras se sont joints au groupe de départ et peu à peu, par relations, ce sont des amis de tout le Val de Morteau qui ont adhéré. Nous en espérons d’autres encore. Nous avons eu d’abord un jumelage avec un village du Mali, Tabango. Quelques réalisations là : puits, réserve de grains. Mais nous avions peu de correspondance avec les habitants et le jumelage a été arrêté sur les conseils de Croizet. Avec Ponugode en Inde, nous avons une correspondance régulière bien que peu originale. L’aide que nous envoyons permet de faire fonctionner une école de couture, d’aider à la scolarisation d’enfants pauvres. Depuis quelque temps un système de micro crédits à été mis en place pour permettre aux jeunes femmes sortant de l’école de couture d’acheter leur propre machine. En 2000, LACIM Croizet nous a proposé de prendre un nouveau jumelage en Afrique, Davé en République du Bénin. Ce village avait un gros projet, la construction d’une maternité. Notre comité fonctionne grâce aux cotisations d’ une cinquantaine de membres et à quelques réalisations locales. Chaque année, le 3ème dimanche de janvier, nous organisons à midi un repas familial et amical. Tout étant fait par des bénévoles il reste un bénéfice et les rencontres pendant le repas permettent de faire connaître LACIM. Nous tenons une buvette pour la journée du patrimoine à l’occasion d’un après midi de visites d’une chapelle fermée le reste de l’année. Même l’abattage d’un arbre remarquable nous a permis l’ouverture d’une buvette. Avec le siège de Croizet, tous les 2 ans, nous organisons à Morteau, le chef lieu de canton, une exposition vente d’artisanat sur un week-end. Les jumelages LACIM du comité du Mans ►en INDE : Mangala Hosur and Kempanap (depuis1998) ►au MALI : Inhouchaouène - Dounkoye (depuis1985) ►en EQUATEUR : El Angel (depuis2002) et Riobamba (avec l’association CEAS locale depuis de nombreuses années).
Nous avons la chance d’avoir à 10 km de PONTARLIER une usine de recyclage : la Société ARMSTRONG. Elle recycle des journaux, vieux papiers, magazines et publicités et produit des plaques de plafond. Pour financer l’aide aux localités jumelles de MONTBENOIT en Inde et en Haïti, nous organisons deux fois par an le ramassage des vieux papiers déposés tout au long de l’année par les habitants du secteur. Une équipe d’une dizaine de bénévoles trie les journaux afin d’éliminer tout plastique puis les achemine à l’usine de recyclage à l’aide de tracteur, remorque, camionnettes et voitures particulières. La dernière collecte a permis de livrer plus de 10 tonnes de journaux et le bénéfice net de quelques centaines d’euros récolté a été entièrement versé à l’association. Ainsi par ce petit geste, conforme à l’esprit de LACIM, tous contribuent à aider les plus pauvres dans des pays situés très loin de nos contrées. La matinée s’est terminée par un repas pris en commun dans une ambiance bien amicale. Rendez-vous est pris pour l’automne avec pour objectif de dépasser le score précédent !!
Annie GUICHARD, Comité de MONTBENOIT (25). Le Creusot (71), une expo-vente d’artisanat très réussie
Le comité du Creusot, très fier des résultats de sa dernière exposition-vente, essaie d’en analyser les raisons.
Notre comité fait des expo-ventes annuelles depuis sa naissance en 1984. C’est un moyen pour les adhérents de la région de se rencontrer en travaillant ensemble. La communication de l’évènement revêt plusieurs aspects :
Les petits tracts laissés sur la banque des boulangeries "marchent" bien tout comme les tracts envoyés à toutes les personnes ayant payé par chèque les années précédentes. Il suffit, le soir de la vente, de s’attaquer aux chèques et de relever les noms et adresses … nous savons que les gens apprécient bien. Nous avons donc à la fois des "clients" réguliers et des gens qui viennent pour la première fois. Par contre, je n’ai vu qu’une seule fois des personnes ayant envie d’adhérer, malgré la distribution systématique de dépliants. Nous pensons donc que les gens intéressés sont au courant de l’évènement. Les adhérents sont appelés à venir déballer, à assurer une permanence pendant la vente, et à remballer le dimanche soir. Et ils sont là, fidèles au poste, plus ou moins nombreux suivant les années. Nous faisons appel aussi à des sympathisants. Ce sont des moments agréables, où nous sommes contents de nous retrouver. Au Creusot, il y a plusieurs associations faisant des ventes de produits venus du Sud. Nous essayons de nous entendre avec elles pour ne pas faire les ventes au même moment. Par exemple, Artisans du Monde fait sa vente au marché de Noël, nous la faisons fin octobre. Il est cependant difficile de prévoir les manifestations qui auront lieu le jour de notre vente car il faut s’y prendre très en avance pour avoir une salle. Cette année, nul autre évènement n’avait lieu ce jour là … C’est le hasard ! Mais je crois qu’une grande partie du succès cette année, vient du renouvellement des produits et du fait que les prix sont très variés. Bravo donc à l’équipe des expositions d’artisanat qui s’occupe des achats… Nous terminerons par ce slogan : « Faites venir des expo ventes, c’est super !!! »
Annie BOUDOT, Comité du Creusot (71).
Le comité de Luriecq soutient un projet générateur de revenus en Inde, au Tamil Nadu Le jumelage de notre village de Luriecq, dans la Loire, avec un village indien, Tatchenkurichy au Tamil Nadu, a démarré en 1994 grâce à l’intérêt des habitants et la motivation de Mademoiselle Vissac aujourd’hui disparue. Tatchankurichy est un village de dhalits ou intouchables. Ces habitants sont tous très pauvres et leurs revenus de coolies, travailleurs dans les champs, sont soumis à la fluctuation du climat.
La
première nécessité a été de couvrir les frais de médicaments, de
réparations de maisons, de fournitures de vêtements et de soutien scolaire. Après avoir reçu une aide régulière de 400 € par semestre durant toutes ces années, les femmes se sont senties suffisamment fortes et responsables pour se lancer dans des projets générant des revenus. Aidées par M.Baskaran, le responsable du village, elles nous ont proposé de leur prêter de l’argent afin d’acheter un cheptel de chèvres. En Juin 2005 elles ont formé 3 groupes de 10 femmes. Après avoir pris tous les renseignements sur le coût de cette opération, le groupe français de Luriecq a réfléchi à la manière de financer ce projet. Il nous fallait, pour commencer avec le premier groupe de 10 femmes, la somme de 600 € à laquelle on a rajouté 30 € pour obtenir les photos de chaque femme avec ses chèvres et faire face à d’éventuels frais. Nos cotisations n’étant pas assez importantes pour cet investissement supplémentaire, nous avons proposé aux habitants et à leurs proches de « parrainer » une chèvre pour la somme de leur choix, 30 € le prix d’une chèvre, leur donnant l’entier parrainage de la bête. Si la somme était inférieure il s’agissait d’un parrainage collectif. En échange chaque personne recevrait la photo de la femme et des chèvres parrainées ! En suivant la procédure du micro- crédit chaque femme de ce premier groupe a emprunté 3000 roupies (60 €) afin d’acheter deux chèvres en janvier 2006. Certaines de ces chèvres étaient déjà prêtes à donner naissance à un petit. Chaque petit rapporte entre 800 et 1500 roupies, selon son poids et le cours du marché, lors de sa vente. Les premiers remboursements du micro crédit ont eu lieu sans difficultés. Le programme ayant rencontré un très grand succès auprès de notre village, nous avons de nouveau récolté 630 € afin de financer les emprunts du deuxième groupe de 12 femmes, cette fois en juin 2006. A leur tour elles ont pu emprunter et acheter leurs chèvres qu’elles ont choisies elles-mêmes, accompagnées du responsable du village. Les photos nous sont parvenues là aussi.
Les
remboursements des deux premiers groupes ont permis à un troisième de
commencer à emprunter de quoi acheter à leur tour leurs animaux. En janvier 2006 le responsable du secteur, Monsieur Denish Kumar, est allé vérifier que le programme se déroulait correctement. Le dernier courrier reçu de notre village indien nous permet de comprendre à quel point ce que quelques euros pour nous représentent pour ces personnes : un véritable tremplin vers une autonomie qui les sortira de situations difficiles. Lorsque nous avons lancé ce projet, la mousson avait empêché toute récolte et les revenus de ces familles étaient inexistants. Aux dernières nouvelles il y a déjà eu 27 chevreaux mâles et 11 femelles, toutes les chèvres n’ayant pas encore eu deux petits. Les chevreaux mâles ont été vendus entre 700 et 800 roupies (16 € environ). Une partie des ventes sert à rembourser les emprunts; le reste permet à ces familles de ne plus dépendre d’usuriers qui appliquent des taux de remboursement très élevés. Outre le bénéfice financier, nous avons pu constater que, grâce à ce projet, les femmes se sont prouvé leur capacité à se responsabiliser, à subvenir en partie aux besoins de leur famille. Le groupe ainsi formé renforce leurs liens afin de faire face à tous problèmes et leur permet de faire poids sur les lieux de vente afin de vendre au mieux des intérêts du groupe. Depuis, les femmes ont ressenti la nécessité d’apprendre à lire et à écrire et on demandé au responsable d’organiser des cours d’alphabétisation afin de savoir signer leur nom au plus vite. Ce cours sera assuré par une des femmes ayant reçu une instruction sous forme de cours du soir. Nous sommes tous très heureux d’avoir participé à ce projet qui nous a apporté un nouvel élan d’enthousiasme. Notre action ne s’arrêtera pas là puisque un nouveau groupe de femmes étudie actuellement un projet de magasin. Alors à nous d’être créatifs pour trouver de nouveaux fonds à prêter ! Dominique Humen Luriecq (42) Le comité de Saint - Point et Tramayes (Saône & Loire): Notre comité, créé en 1986, groupe actuellement une trentaine d’adhérents dont la plupart résident dans les communes de Saint-Point et de Tramayes .
Nous
sommes jumelés depuis quelques années avec le village de Keesara.
Ce village possède un collège d’enseignement général où sont
accueillis des jeunes gens de toutes origines sociales. Notre assistance
consiste en une allocation, régulière et semestrielle, attribuée au collège
pour permettre l’accueil des élèves les plus démunis. Un projet de construction d’une petite ferme laitière, gérée par le collège et financé par notre comité, a été achevé en 2006. Les bénéfices générés par cette exploitation (vente du lait) doivent, à terme, se substituer à notre allocation. Nous avons financé la construction du bâtiment qui constituait la première phase du projet. L’acquisition du cheptel (8 vaches laitières) a ensuite été financée et réalisée en deux étapes. Cette opération, sur le plan financier, a représenté une part importante de notre budget annuel d’assistance au cours de l’exercice 2006. Notre comité a participé, par un don de 1.000 €, à la souscription ouverte par le siège de LACIM pour secourir les villages jumelés de l’Inde du nord victimes du tsunami. Certains de nos adhérents ont, par ailleurs, participé à cette souscription à titre individuel. Des jumelages ont été réalisés dans trois villages: Gomitogo. Ce premier jumelage au Mali a été actif durant près de 14 ans (1987- 2001).
- Aide aux familles sous la forme de crédits gratuits - prêts gratuits pour l’achat de semences de riz.
Sibikili. Ce village est jumelé depuis 1993.- Construction et équipement d’une maison de santé composée d’un petit dispensaire et d’une maternité. -
Creusement et aménagement d’un puits pour la maison de santé et l’école.
Les gens du village ont accès à ce puits lorsque les autres points d’eau du
village - Financement de l’achat de maïs pour rentabiliser le fonctionnement du moulin à maïs du village. Koulikoroni. En 2004, 2005, 2006, l’assistance au Mali de notre comité s’est exercée essentiellement au profit de ce village, dans la région de Bamako, au sud du pays. L’activité de la population est exclusivement agricole : cultures céréalières et maraîchères. Nous sommes intervenus dans deux domaines :
Cette aide régulière est gérée par un contrat concernant la rémunération des instituteurs et les frais d’équipement scolaire. Ce contrat est conçu en des termes favorisant la scolarisation des enfants des deux sexes. Une aide ponctuelle intervient en complément, à chaque rentrée scolaire, pour favoriser la scolarisation des enfants appartenant aux familles les plus démunies. Actuellement, nous étudions la possibilité de participer, pour ce village, au projet d’alphabétisation des femmes au Mali (cf. article n° 10 de LACIM Infos). Jean Claude Masera, comité de Saint - Point /Tramayes (71 Nos actions d’animations Tous
les ans, nous organisons à l’automne un repas auquel sont conviés les
adhérents et sympathisants de notre comité. Ce repas permet de rassembler et d’informer.
D’autre part, les frais sont couverts par une participation forfaitaire des
convives augmentée d’un petit bénéfice. Moyennant un choix judicieux du
prestataire fournissant le plat principal et la collaboration de quelques
volontaires pour assurer le service, cette opération conviviale permet, bon an
mal an, de dégager quatre à six cents € de bénéfice. En 2005, nous avons fait venir l’exposition vente de LACIM à Tramayes. Opérant dans un chef lieu de canton rural, cette manifestation, a priori, ne promettait pas de gros profits. Mais nous avons pris soin de l’inscrire en marge du « marché gourmand » organisé tous les ans, en août, par le syndicat d’initiative du village et qui attire nombre de visiteurs. De plus, une braderie au profit de la restauration du patrimoine avait lieu le même jour. Grâce à l’effort de publicité mutuelle mise au point par les organisateurs des trois manifestations, celles-ci ont rencontré un grand succès auprès du public résidant et visiteur, apportant un chiffre d’affaire substantiel. Le 13 août de cette année, dans le cadre de la fête patronale de Saint Point, avait lieu une opération « vide grenier ». Notre comité a installé son propre stand, garni des objets récoltés gratuitement auprès des adhérents et sympathisants locaux. Malgré un temps peu favorable, cette opération a rapporté 250€. A noter qu’ une manifestation de cette nature peut être facilement assortie de publicité en faveur de LACIM.
La naissance d’un nouveau comité en 2006 à l’Oze en Côte d’or : des jeunes dans le coup! Le comité LACIM de l’Oze entre Alésia et Dijon, fonctionnant depuis fin
2005 avec plusieurs jeunes parmi ses membres, a eu l’idée de planter des
pommes de terre « solidaires » qui, récoltées, ont été vendues aux Le but de l’opération permettra de compléter les cotisations des membres du comité afin de financer l’achat des attelages de bœufs, premier projet du jumelage. Les bœufs avaient été achetés en juin grâce a un prêt du siège de LACIM à Croizet. Les amis de Lossagou au Mali nous ont écrit : « les matériels
de la culture, c’est-à-dire les bœufs et les charrues…ont bien travaillé
cette année…Il y aura de grands bénéfices chez nous et ça nous a beaucoup
aidé aussi…l’hivernage est un peu bon . » ( lettre du 18 septembre 2006). Les besoins de ce village sont importants et cette action sera suivie de bien d’autres! Nous avons récolté 700 Kg de pommes de terre ! Elles ont été vendues 50 cts le kilo en prix de base. Nous avons collecté ainsi 360 € avec quelques dons. membre du Comité LACIM de l’Oze. Marche de la solidarité et délicieux couscous à Feurs dans la Loire Chaque année, depuis 16 ans, une marche appelée «Marche de la solidarité» est organisée par différentes associations humanitaires de Feurs. Le groupe LACIM de Feurs fait partie de cette inter-association. Cette
marche a lieu dans le petit village de Salt-en-Donzy et connaît toujours un
grand succès. De nombreux participants arpentent les chemins de cette commune
et des environs. Les plus courageux parcourent 18 ou 24 km, d’autres,
seulement 4 ou 7; mais l’essentiel est bien sûr de participer. A l’occasion de cette marche, un délicieux couscous est confectionné par des dames marocaines qui élèvent presque cette préparation au niveau des Beaux-Arts. Dès le vendredi, ces spécialistes du couscous vont acheter tous les ingrédients nécessaires, depuis la viande, les légumes, jusqu’aux différentes épices. Tout est choisi avec soin, rien n’est laissé au hasard. Quelle fierté pour elles de pouvoir nous communiquer un peu de leur savoir faire ! Quel plaisir, aussi, pour notre groupe composé d’une quinzaine de bénévoles, de trier, peler, couper des quantités de carottes, navets, oignons, dans la joie et la bonne humeur ! Bien sûr, les oignons font aussi couler quelques yeux mais tout ça n’est pas bien grave ! La préparation et la cuisson de la viande est évidemment laissée aux spécialistes, tout comme l’art de bien tourner et malaxer la semoule. Une fois les consignes données, à tour de rôle, nous pouvons pétrir durant des heures ce couscous qui, arrosé à l’eau bouillante, nous brûle les mains et donne de bonnes couleurs à chacune d’entre nous. Enfin, c’est tard dans la soirée que tout est enfin prêt. Les 400 ou 500 marcheurs, dont l’appétit sera aiguisé par la marche plus ou moins longue, pourront déguster cet excellent plat, sans se douter du travail et de l’énergie déployés pour arriver à cette perfection. Mais il n’y a qu’environ 200 assiettes et les derniers ne seront pas servis ! Les bénéfices de cette journée sont divisés en parts égales entre toutes les associations participantes lors d’une petite réunion pendant laquelle le bilan est fait … et qui se termine par un pot de l’amitié. Ginette GIRAUD, comité de FEURS (42) Un vide grenier à Semoy (Loiret) :une belle réussite
Les besoins de nos jumeaux et les actions en attente dépassant les possibilités d'autofinancement de notre "petit" comité (une vingtaine d'adhérents), l'idée de la tenue d'un stand au vide-greniers de la fête du village a pris corps pendant l'été.
Un tract "Collecte d'objets" pour être vendus au profit de LACIM a été distribué dans toutes les boîtes aux lettres courant août. Les adhérents, relations et amis, se sont mobilisés : une cinquantaine "d'apporteurs" se sont manifestés donnant soit quelques objets, soit de véritables "pépites". Mobilisation encore pour trouver camionnette, tréteaux, plateaux, tables et bancs à emprunter, solliciter un publicitaire qui a offert un calicot de 3m x 1 m, puis se réunir pour fixer les prix, avec l’aide, pour les objets les plus importants, d’un brocanteur local. Au
total, à peu près 6 m² d'objets les plus divers, jouets, vêtements d'enfants
et d'adultes, puériculture, livres, en partie donnés par la bibliothèque
municipale, électro-ménager, skis, vélos etc.. et bon nombre d'outils de
tonnelier donnés par une parente d'un adhérent. Chargement la veille au soir,
plan de l'emplacement de 50 m² mis gracieusement à disposition par le Comité
des Fêtes et la municipalité face au podium d'animation et, au petit matin,
dès 5 heures 30, l e c o r t è g e
, Une grande journée sous le soleil, mobilisant toutes les forces disponibles, annonces au micro plusieurs fois dans la journée et au final, les deux premiers équipages du "brouetlhon" (course à la brouette) faisant don de leurs prix à LACIM. Un beau coup de "pub" rapporté par la presse locale déclarant LACIM grand vainqueur de la fête ! Malgré de nombreuses ventes, un stock d'objets restera en fin de journée. Décision est prise d'une deuxième opération dans un village proche où un emplacement nous est gracieusement proposé par l'association organisatrice de la manifestation. Même mobilisation, mais moins de tâtonnements du fait de notre première expérience. Beau temps, bonne recette et nombreux contacts permettant de faire connaître LACIM. Bilan : le cumul des deux recettes a permis de doubler nos possibilités financières de l'année, de prendre des contacts intéressants, d'amener de nouveaux adhérents et de donner une bonne partie du reliquat à des ONG permanentes comme Emmaüs ou autres, tout en affectant une somme pour le "budget de fonctionnement" de LACIM France. Une mobilisation exceptionnelle de plusieurs semaines de notre petite équipe qui finit saturée, se promettant de recommencer, mais seulement dans un an ! Au final, des moyens accrus pour permettre de mieux aider nos villages jumeaux. Claude FALLOU, comité de SEMOY (45).
Retour de mission: un accueil chaleureux dans le Doubs A
la demande du comité de Larnod, Dominique Humen et moi-même nous
sommes rendues dans cette région où nous avons été très gentiment
accueillies par les membres du comité. Le but était bien sûr de
parler de l’Inde et de l’aide que nous apportons là-bas, avec les
dernières observations faites lors de notre mission d’octobre
2007. Notre intervention à l’école pr imaire de Pugey (regroupement des communes de Pugey, Larnod et Arguel) a été très agréable. Les élèves des classes de CE2, CM1 et CM2 ont posé de très nombreuses questions lors de la projection d’un diaporama, pendant environ deux heures ! Les thèmes relatifs à la vie quotidienne étaient évidemment les plus abordés et quelques objets apportés d’Inde ont rendu ce moment encore plus concret pour eux. En soirée, nous avons projeté un petit film sur un des villages visité, puis ensuite un diaporama pendant lequel environ quarante participants ont pu poser beaucoup de questions (la question du maintien de l’aide en Inde, pays en développement, a été évoquée). Cette fois, l’intérêt était plus précis car tous étaient membres de comités LACIM. En effet, notre déplacement était prévu pour rencontrer aussi les comités locaux du département et dix groupes étaient représentés dans cette assemblée. Un petit « apéritif dinatoire » a terminé cette soirée et les conversations et échanges ont pu ainsi se prolonger encore… Nous avons été abondamment remerciées pour notre venue et notre présentation et nous avons compris une nouvelle fois combien il était important d’apporter des images et des expériences concrètes aux membres des comités afin que la motivation demeure. Les missions sont donc bien nécessaires et indispensables pour la vie et le futur de notre association. Un grand merci à tous pour ce sympathique week-end qui nous a aussi permis de voir rapidement la vieille ville de Besançon avant de repartir. Hélène POUILLY
Groupe Seine et Loing: quand on pond un canard
Daniel et Dominique DEMICHEL réalisent 3 ou 4 fois par an ce petit journal à l'attention de leurs adhérents. Seriez-vous tenté par la même formule?
Une expo-vente et un repas réussis à St Georges d’Espéranche (38)
Comme
chaque année, la traditionnelle journée de solidarité organisée par les 12
membres actifs de l’an- tenne St Georgeoise de LACIM au profit du village
jumelé de COCKARACHELLIYUR (Province du Tamil Nadu au sud de l’Inde) a été
un franc succès en mars 2008. Dans la grande salle des Sociétés du village, Pierre et Marie Jo VIANNEY ont présenté à de nombreux visiteurs l’exposition vente d’artisanat, d’objets, tissus et bijoux venus des quatre coins du monde, dès 10h du matin. Chacun a pu se familiariser avec les diverses actions organisées par LACIM et repartir avec des cadeaux originaux . Le repas indien de midi concocté avec l’aide d’un couple originaire de Pondichéry (Poulet "sauce tandhoory") et précédé d’un apéritif convivial, a rassemblé 65 convives à table et 50 repas à emporter. La somme récoltée a été très encourageante. Les membres de Lacim remercient toutes les per- sonnes présentes à cette journée, leur aide nous est précieuse. L’ambiance chaleureuse durant le repas nous a facilement fait oublier les petits moments de fatigue car dès 7 heures du matin, tout le monde était sur le pont. Nous avons participé par ailleurs à l’Assemblée générale de LACIM nationale du 24 mai à Beauzac en Haute-Loire. Cette réunion nous a permis de rencontrer Mr Denish KUMAR, le permanent de LACIM du secteur Tamil Nadu. Il a enfin pu faire connaissance avec une partie de notre groupe et échanger quelques idées de projets. Les membres de LACIM St Georges, donnent d’ores et déjà rendez-vous pour la prochaine édition en mars 2009 à tous ceux qui souhaitent les rejoindre, ils sont les bienvenus. Guy LIPSON, St Georges d’Espéranche (38). Le comité des femmes de Cockarachelliyur
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