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page mise à jour le:

06/10/2008

 

 

Haïti se relèvera ! 

    C’est avec un coeur rempli d’espérance et de confiance, que je viens partager ce que j’ai vécu d’essentiel durant un séjour de 2 mois 1/2, l’été dernier dans ce cher petit pays appelé longtemps "la perle des Antilles"!

 J’ai foi dans ce peuple qui lutte - depuis combien d’années ?- avec des problèmes politiques nombreux, des problèmes sociaux, des cataclysmes etc., mais avec quel courage ! Les Haïtiens veulent vivre ! Haïti se relève doucement, doucement, mais des efforts sérieux sont constatés. 

La sécurité s’est bien améliorée, on n’entend plus tirer la nuit à Port-au-Prince. Il y a encore quelques règlements de comptes, mais la situation est plus calme. Avec plus de sécurité les étrangers vont pouvoir investir et le travail pourra reprendre… 

Une bonne nouvelle pour les routes : la route du Plateau Central promise depuis des années a vu enfin le jour; plusieurs tronçons sont déjà bien avancés : il y a aussi plusieurs petits chantiers ici ou là qui apparaissent et se poursuivent bien. Les projets pour le développement qui sont soutenus par les ONG ou une association se multiplient; les gens font des efforts pour vraiment participer aux divers projets et prendre quelques responsabilités. Une aide alimentaire avec l’envoi de riz est arrivée ces temps derniers. Un programme international, le PAM, a été mis en place pour les enfants malnutris. La population est plus détendue, plus paisible. On espère beaucoup du nouveau Président mais il faut attendre, les promesses ne suffisent pas. 

Je ne peux pas passer sous silence quelques points négatifs : le chômage persistant et massif, les pauvres qui ne peuvent pas manger à leur faim parce que le riz et les pois - aliments de base- sont trop chers, la mortalité toujours grande des enfants, la misère grandissante…

En ce qui concerne les jumelages de LACIM, je voudrais simplement donner un exemple significatif de l’engagement possible des Haïtiens. Dans le village de Beauséjour où il n’y a aucune route, où il faut aller à pied ou à cheval et porter les courses sur la tête, les gens se sont mis au travail et leur participation a été de donner leur temps pour le captage de sources, pour la construction d’une route. Dans d’autres jumelages, j’ai fait le point sur différents projets : centres de nutrition à soutenir, aides scolaires diverses, projets agricoles…

J’ai beaucoup insisté auprès des jumelages que j’ai rencontrés, sur l’objectif de LACIM : lutter contre l’assistanat et développer le partenariat, pour un développement durable. J’ai rappelé l’importance des responsabilités à prendre, ils sont capables de les assumer.

En conclusion de ce rapide tour d’horizon, je voudrais redire ma profonde espérance lorsque je repense aux parents qui font des efforts énormes pour la scolarisation de leurs enfants, au courage des femmes, à leur prise de responsabilités dans la famille et dans la société. J’ajoute - et ceci me tient à coeur - l’importance primordiale de la formation et du suivi dans les projets. OUI, ce petit pays est capable de se relever, gardons confiance et beaucoup d’espérance ! 

Soeur Thérèse Gaudel, chargée de mission en 2007

 

Des projets avec Carice en Haïti 

« A Sodo les femmes ont commencé à fabriquer le mayi-ji (poudre faite avec du maïs, du sésame et des arachides) /…/

Cette fabrication du mayi-ji se fait dans le bourg à cause de tout le matériel qu’il nécessite. C’est un travail très fatigant qui demande beaucoup d’efforts physiques. 

Après la fabrication de poudre pour 300 sachets en une journée, les mamans ont besoin d’environ une semaine pour reprendre le rythme normal de leurs activités ./…/ 

Le travail plus spécifique que nous avons fait cette année avec les familles ce sont les jardins potagers. Un nouveau groupe de LACIM au Creusot nous aide pour cela. Orinès, le technicien agricole qui suit le projet, a bien avancé. Déjà sur le marché local il y a plus de légumes. Sans abandonner les jardins maraîchers, nous avons prévu de lancer de la culture d’arachides à la rentrée. Tout ceci est pour faire diminuer la malnutrition, mais aussi amener un petit plus dans la famille. 

A la rentrée il y aura certainement quelques changements /…/ au centre de nutrition des 0-3 ans. Nous y verrons plus clair avec les inscriptions que nous ferons après la visite de toutes les habitations de la commune. Le plus gros changement sera le fait que la BND (Bureau de Nutrition et Développement) ne nous fournira plus en nourriture. Nous avons fait la demande au PAM (Programme Alimentaire Mondial)...c’est à suivre. » 

Sr Marie-Thérèse, Carice, AMI d’Ecully (69). 

Extraits de lettre adressée au comité de Montbenoit (25), Juillet 2007.

 

 

 

Un appel au secours en Haïti

La crise alimentaire a secoué gravement Haïti. En avril dernier une lettre nous parvenait de Sr Marie- Thérèse, très engagée depuis des années à Carice auprès des enfants de 3-5 ans et de leurs familles. Voici quelques extraits de son courrier: «Une seule expression résume la situation : "Kloros k’ap manjé nou "ceci veut dire que la faim est si dure que les douleurs d’estomac sont comme de l’eau de javel /…/Je peux constater chez les moniteurs et d’aut re s pe rsonnes un amaigrissement. Les enfants n’ont pas le même tonus. Au Centre Timoun Ben Veni nous n’avons toujours pas d’aide alimentaire du PAM. C’est une situation très grave /…/. Si nous n’avons pas d’autre aide, je crains de fe rme r à la ren t rée prochaine… ». De p u i s, p l u si e u r s groupes LACIM ont répondu présent en envoyant une aide exceptionnelle. Sr Marie Thérèse nous a répondu en août en nous disant un grand MERCI. Les soucis demeurent : « La situation des familles dégringole de plus en plus rapidement » et la sécurité alimentaire n’est pas assurée pour bien l on gtemp s au Ce nt re d’accueil des enfants... 

Henri AMBLARD, responsable Haïti

 

 

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