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C’est
avec un coeur rempli d’espérance et de confiance, que je
viens partager ce que j’ai vécu d’essentiel durant un
séjour de 2 mois 1/2, l’été dernier dans ce cher petit
pays appelé longtemps "la perle des Antilles"!
J’ai
foi dans ce peuple qui lutte - depuis combien d’années ?-
avec des problèmes politiques nombreux, des problèmes
sociaux, des cataclysmes etc., mais avec quel courage ! Les
Haïtiens veulent vivre ! Haïti se relève doucement,
doucement, mais des efforts sérieux sont constatés.
La
sécurité s’est bien améliorée, on n’entend plus tirer
la nuit à Port-au-Prince. Il y a encore quelques règlements
de comptes, mais la situation est plus calme. Avec plus de
sécurité les étrangers vont pouvoir investir et le travail
pourra reprendre…
Une
bonne nouvelle pour les routes : la route du Plateau
Central promise depuis des années a vu enfin le jour;
plusieurs tronçons sont déjà bien avancés : il y a aussi
plusieurs petits chantiers ici ou là qui apparaissent et se
poursuivent bien. Les projets pour le développement qui sont
soutenus par les ONG ou une association se multiplient; les
gens font des efforts pour vraiment participer aux divers
projets et prendre quelques responsabilités. Une aide
alimentaire avec l’envoi de riz est arrivée ces temps
derniers. Un programme international, le PAM, a été mis en
place pour les enfants malnutris. La population est plus
détendue, plus paisible. On espère beaucoup du nouveau
Président mais il faut attendre, les promesses ne suffisent
pas.
Je
ne peux pas passer sous silence quelques points négatifs
: le chômage persistant et massif, les pauvres qui ne peuvent
pas manger à leur faim parce que le riz et les pois -
aliments de base- sont trop chers, la mortalité toujours
grande des enfants, la misère grandissante…
En
ce qui concerne les jumelages de LACIM, je voudrais
simplement donner un exemple significatif de l’engagement
possible des Haïtiens. Dans le village de Beauséjour
où il n’y a aucune route, où il faut aller à pied ou à
cheval et porter les courses sur la tête, les gens se sont
mis au travail et leur participation a été de donner leur
temps pour le captage de sources, pour la construction d’une
route. Dans d’autres jumelages, j’ai fait le point sur
différents projets : centres de nutrition à soutenir, aides
scolaires diverses, projets agricoles…
J’ai
beaucoup insisté auprès des jumelages que j’ai
rencontrés, sur l’objectif de LACIM : lutter contre l’assistanat
et développer le partenariat, pour un
développement durable. J’ai rappelé l’importance des responsabilités
à prendre, ils sont capables de les assumer.
En
conclusion de ce rapide tour d’horizon, je voudrais redire
ma profonde espérance lorsque je repense aux parents qui font
des efforts énormes pour la scolarisation de leurs enfants,
au courage des femmes, à leur prise de responsabilités dans
la famille et dans la société. J’ajoute - et ceci me tient
à coeur - l’importance primordiale de la formation et du
suivi dans les projets. OUI, ce petit pays est capable
de se relever, gardons confiance et beaucoup d’espérance
!
Soeur Thérèse Gaudel,
chargée
de mission en 2007
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