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page mise à jour le:

06/10/2008

 

 

Rencontres avec des villages Adivasi au Karnataka en Inde

 

 

 

 

Petite hutte pour une famille

à Metikuppe Hadi, village

très pauvre attente de jumelage...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dortoir de filles de St Anthony :

dans 30m² 49 filles,

plus quelques adultes,

dorment sur des nattes …

La situation est la même

pour le dortoir des garçons.

 

Pour préparer notre prochaine exposition de 2010 sur les Adivasi du Karnataka, nous sommes allés en janvier dernier à leur rencontre dans les villages que LACIM soutient près de Mysore à quelques heures de route en voiture.

Nous avons visité une quinzaine de villages ainsi que le Home de Saint Anthony qui reçoit les orphelins des villages ou leurs enfants les plus en difficulté désirant faire des études. 

Rappelons que ces populations tribales vivaient encore au coeur de la jungle il y a une vingtaine d’années. Accusés de tuer les animaux, de voler les bois précieux ou de mettre le feu à la forêt, ils ont été chassés de leur lieu de vie ancestral par les autorités locales qui ont transformé la forêt en Parc national. 

Au mieux, ils ont été réinstallés en bordure de forêt où ils peuvent encore retourner cueillir les baies, chercher les racines et les plantes médicinales, collecter le miel dans les arbres et les fleurs pour fabriquer les teintures. Au pire, ils vivent à quelques dizaines de kms de la forêt dans des villages en limite de propriétés agricoles privées, sans un lopin pour leurs propres besoins.

La promesse d’une vie moderne plus facile grâce à l’électricité, l’eau et l’école n’a pas été tenue par les autorités. Les maisons construites dans certains villages il y a 20 ans sont en mauvais état, l’électricité et les forages ne fonctionnent pas souvent... 

Aujourd’hui, leur situation est souvent dramatique. Méprisés par la société indienne qui les appelle « les hommes sauvages », exploités par les propriétaires terriens pour quelques roupies ou une gerbe de millet, abandonnés par les autorités locales qui ont construit des écoles sans envoyer de maîtres, ces populations ne comptent que sur LACIM et Pragathi pour les aider à vivre. 

Eux qui sont rarement écoutés, une fois la confiance établie, ils nous disent leurs difficultés, mais aussi les espoirs qu’ils nourrissent pour leurs enfants, pour leur communauté ou leur village. Ils chantent, dansent pour nous, nous ouvrent leurs maisons. 

Leurs enfants très fiers, dans les petites écoles informelles financées par LACIM, leurs ardoises en mains, nous récitent l’alphabet et la suite des nombres en kannada, la langue locale. 

Au fil des jours et de nos visites, nous entrons un peu plus dans leur vie, nous compatissons. Leurs problèmes deviennent les nôtres : 

- la pauvreté de leur habitat parfois très sommaire fait de petites huttes de bambou et de branchages ou de constructions un peu plus grandes recouvertes de crépi de boue séchée où ils vivent à plusieurs familles, - l’eau malsaine qui donne des boutons, 

- le manque de nourriture et d’argent pour acheter le mil, les vêtements ou pour se soigner, 

- les éléphants qui sont venus la nuit, ont cassé des arbres et menacé les maisons, 

- l’intermédiaire passé pour acheter les récoltes à un prix indécent, le salaire d’un jour dans les champs : 30 roupies c'est-à-dire 50 centimes d’euro. 

Les anciens regrettent l’époque où, vivant entre eux au coeur de la forêt, ils étaient libres. Aucun regard dévalorisant ne pouvait les atteindre. 

Leurs voeux, nous aimerions les exaucer tout de suite : 

- pouvoir louer un morceau de terre pour cultiver du millet, du chili, du coton, ce serait un revenu assuré. 

- avoir un moyen de transport collectif pour plusieurs villages, ils vendraient euxmêmes leurs récoltes sur le marché, l’intermédiaire ne les volerait plus. 

- confier leur enfant à l’orphelinat de Pragathi, chez M. Sharannapa pour qu’il puisse manger à sa faim et être scolarisé. Ils ont toute confiance en Pragathi, en M. Sharanappa et sa femme Shukri, cette famille qui s’est investie depuis plus de 20 ans pour aider les populations tribales de la région de Mysore. 

Quand M. Sharanappa arrive dans les villages, l’espoir renaît : il connaît leurs besoins, il les aide à s’organiser, et il prépare avec son équipe d’animateurs, l’aide éventuelle de LACIM en vue d’un jumelage. 

En ce qui concerne l’orphelinat, la générosité, l’intelligence et l’amour du couple Sharanappa Shukri pour les enfants est admirable. Cependant l’infrastructure reste précaire. St Anthony accueille 106 enfants pour 60 places seulement. 

Il faudrait de vrais dortoirs, une salle d’étude, une machine à laver le linge, une bibliothèque, une école sur place... Sachez qu’il y a 12 villages prêts à être jumelés, nous les avons visités, ils en valent la peine. Merci pour eux. 

Alberte ASPART, commission communication, en mission avec Catherine AMBLARD, Henri AMBLARD, Guy MICHEL, comité d’Eveux, (69). 

Fév.09

Culture biologique, projet réussi à Thenoor

Notre mission d’octobre en Inde s’est passée sous les meilleurs auspices pour nous car nous n’avons pas trop souffert des pluies de mousson qui auraient pu nous empêcher de faire nos visites … et nous en étions ravies. Ce n’était bien sûr pas le cas des habitants qui attendaient tous avec impatience les premières pluies et auxquels nous disions toujours qu’elles arriveraient après notre passage ! 

Elles nous ont tout de même rattrapées les deux derniers jours et nous avons dû annuler la visite d’un village. 

Cependant nous avons visité 19 villages (dont certains non programmés), rencontré 3 «Project Holder» d’autres villages, 2 autres organisations sociales indiennes, les 3 permanents indiens et fait quelques achats pour les expositions. Bref, un programme bien chargé sur à peine trois semaines … mais combien enrichissant dans les rencontres ! 

Nous avons apprécié tout particulièrement certaines organisations indiennes qui encadrent certains de nos jumeaux et qui font un travail fort intéressant en dehors de leur coopération avec LACIM. Certains dirigeants font preuve d’une ouverture d’esprit et d’une ingéniosité qui feront progresser sans nul doute les personnes dont ils ont la charge. 

Plutôt que de faire un compte-rendu exhaustif de nos visites que chaque groupe français concerné reçoit, je voudrais présenter un exemple de projet intéressant, celui de Thenoor situé dans le district de Perambalur (Tamil Nadu). 

Ce jumelage a commencé en 2001 et il est déjà riche en divers projets depuis la prise en charge de ce village par l’organisation INDO TRUST. Nous avons pu voir l’importance du dynamisme de Mr Mohammed Hussain BABU - Project Holder - pour la motivation des hommes et des femmes. C’est le premier village où nous rencontrons dès notre arrivée des hommes qui s’expriment longtemps sur leur projet, leurs difficultés, leur futur. Habituellement, nous rencontrons plutôt les femmes et parfois uniquement les femmes. Ici elles ont aussi leurs projets propres et sont très actives mais elles ne sont pas mises en avant et sont plutôt des collaboratrices. 

Le projet agricole commencé en 2006 pour 35 paysans a bien démarré : formations, plantations d’arbres, vermi-compost, culture de champignons.

Ils ont eu une formation sur deux jours pour la c u l t u r e b i o l o g i q u e (comment préparer la terre, l’analyser, la traiter naturellement, gérer l’eau, etc.) et nous avons vu qu’ils ont mis en pratique cet enseignement. Ils ont creusé des fossés suffisants entre les champs, ils ont planté certaines plantes autour de leurs cultures pour les protéger des insectes destructeurs,… et surtout, ils parlent de tout cela avec joie et fierté car ils ont de bons rendements. On les sent maintenant ouverts à d’autres techniques pour progresser. Ils réfléchissent maintenant à la manière d’avoir de meilleurs revenus tout en respectant leur environnement. 

La plantation d’arbres n’a pas été un s u c c è s dans les champs mais a b i e n ma r c h é dans les j a r d i n s où ils étaient sans doute moins exposés à la sécheresse. 

La première culture de champignons a été un é c h e c d o n t ils ont tiré les leçons. C ’ e s t maintenant une réussite. Ils cultivent des champignons dans des sacs en plastique suspendus sous les toits des maisons. Ils les mangent pour apporter plus de protéines à leur alimentation. Cette culture semble simple et facile à mettre en place dans beaucoup de villages, nous l’avons d’ailleurs suggéré dans un de nos jumelages. 

Des femmes élèvent des dindes pour la vente et elles font de bons profits. Un paysan qui a quatre vaches a installé un système de biogaz dans sa ferme et peut ainsi ne plus utiliser de bois pour la cuisine de toute la famille. Ce type de projet serait intéressant pour protéger les arbres car chaque maison cuisine actuellement au bois et la déforestation est un problème lié à la sécheresse. Mais le montant de l’investissement est une barrière pour des personnes sans grandes ressources. 

Ils ne "baissent plus les bras" devant les échecs, dus parfois à la sécheresse, grâce à Mr BABU qui essaie de leur donner toutes les chances pour se former. Ce dernier a envoyé récemment quelques hommes et femmes du village à une conférence proposée lors de la journée mondiale de la FAO où on leur a donné des conseils sur la gestion de leur production, la gestion de l’eau, etc. 

Ils veulent maintenant cultiver plusieurs sortes de "ragis" (variétés de millet) pour combattre les maladies et augmenter la résistance de leurs cultures à la sécheresse. 

Toutes ces initiatives émanent en partie de Mr BABU qui est convaincu de l’importance de toutes ces méthodes et qui transmet son enthousiasme aux villageois. 

Le résultat est que les projets de ces hommes et femmes sont toujours innovants et variés. Actuellement ils souhaitent toujours faire des formations, faire un élevage de poissons et planter des arbres autour de l’étang, avoir un moulin pour le maïs et les "ragis". 

Mr BABU nous disait que le plus difficile était de combattre les traditions, les habitudes parmi ces paysans et de convaincre une ou deux personnes. Ensuite tout s’enchaîne car le succès entraîne les autres très rapidement et l’émulation fonctionne bien. 

Hélène POUILLY, Cleppé (42), chargée de mission INDE. Octobre 2007

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Réunion avec les hommes de Thenoor

 

 

 

 

 

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Plantation d’un « lime tree »

(petit citronnier)

 

 

 

 

 

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Réunion avec les femmes

et les hommes de Thenoor

Réflexions sur l’Inde après notre mission en octobre 2007

L’Inde a toujours fasciné les autres nations par sa faculté d’adaptation. Colonisée par les anglais durant de longues années, elle a su conserver son pluralisme, ses diverses religions, ses traditions. 

Sous le joug de la mondialisation et dans sa course à la modernité elle en oublie un peu ses origines mais conserve, pour combien d’années encore, cette faculté d’adaptabilité face au changement. 

Et c’est comme cela que vous verrez aujourd’hui des automobilistes au volant de 4X4 flambants neufs rouler à plus de 100 à l’heure sur des routes défoncées, évitant de justesse des hommes et des femmes portant leur fardeau sur la tête ou menant des troupeaux de chèvres à la baguette. 

Le modernisme cohabite avec la tradition dans une société en pleine mutation. 

Le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour aider les plus pauvres car il a bien conscience que l’on ne devient pas troisième puissance mondiale avec un nombre aussi important d’ analphabètes et de pauvres mais là encore l’adaptabilité fait loi ! La corruption est très importante et chacun s’arrange à sa manière avec l’argent de l’État.. 

Mais voilà, tout comme le traditionnel hochement de tête de gauche à droite qui ne dit ni oui ni non, l’Inde ne veut heurter personne et la devise populaire reste «no problem madam ». 

Ce qui m’a le plus réjoui le coeur c’est de voir combien d’hommes et de femmes indiens des classes supérieures se mettent au service de leur nation et des classes les plus basses. 

Ils engagent leur vie en quittant des fonctions très bien rémunérées et engagent leurs propres biens pour créer et faire vivre des organisations reconnues par le gouvernement. Ce qui ne veut pas dire aidées par celui-ci. Il n’y a que des riches Indiens ou des associations comme LACIM qui permettent de donner corps à leurs idéaux. 

En rencontrant les villageois j’ai ressenti ce frémissement de l’évolution économique qui s’insinue jusque dans les régions les plus reculées de l’Inde du sud-est, Andhra Pradesh et Tamil Nadu. 

Lorsque l’électricité est présente, pratiquement chaque maison, chaque hutte a sa télévision. La société de consommation arrive ainsi dans tous les foyers et pousse les habitants à faire évoluer leur niveau de vie par le travail. 

Des idées germent. 

L’élevage des poissons en régions pourvues d’eau, en est un exemple récent. Après les problèmes provoqués par le tsunami, la pisciculture en étang a vu le jour pour faire face à la demande en nourriture et offre un revenu à de nouveaux pêcheurs ! 

Conscient que leur vie dépend de la pluie, les Indiens cherchent des revenus moins aléatoires que l’agriculture et se lancent dans des projets générateurs de revenus en utilisant les ressources naturelles à leur portée comme les cordes en fibre de coco par exemple. 

D’importants problèmes touchant l’agriculture subsistent et poussent le gouvernement à réduire les surfaces agricoles exploitées en les transformant en zones industrielles aidées. 

Les Tribaux, les plus anciens habitants de l’Inde, ont encore beaucoup de barrières à dépasser au Tamil Nadu et en Andhra Pradesh, du fait de leur rejet par les autres classes y compris les plus défavorisées. 

Par l’éducation que leur proposent des organisations indiennes et le gouvernement, ils apprennent les codes de la société, l’hygiène, l’habillement, les lois sociales et finiront par s’intégrer au reste de la population. Mais il faut du temps pour que les mentalités changent. 

C’est pourquoi le gouvernement insiste sur la scolarisation des enfants. La nation ne changera que lorsqu’un maximum d’enfants éduqués arrivera à l’âge adulte. 

Notre aide est appréciée par toutes ces ONG locales et je pense qu’il est nécessaire de renforcer notre collaboration par une aide financière bien sûr, mais aussi par tout le soutien moral que nous leur donnons en leur montrant de l’intérêt. Ils attendent notre argent mais ont aussi besoin de notre reconnaissance en tant que partenaire. En effet qui mieux qu’eux en tant qu’Indiens connaissant leur pays, peut oeuvrer sur le terrain avec tout l’amour mis dans ce travail ? 

J’aime l’Inde depuis longtemps mais cette mission m’a apporté une profondeur dans la responsabilité que nous avons à ne pas laisser derrière nous une nation en plein développement mais qui a encore besoin de l’action d’ONG locales ou internationales. 

Il nous faut poursuivre l’action de LACIM en Inde pour les plus démunis et les oubliés du développement. Ce ne sera jamais que des petites rivières dans le grand courant de l’évolution indienne mais chaque action représente tellement pour le village qui la reçoit, que c’est déjà la plus belle des réussites. 

Les visages si heureux des enfants, recevant un nouveau cartable ou des crayons, suffisent à vous dire tout le bienfait que vous pouvez apporter par vos dons et tout le travail que vous faites chacun dans vos villages respectifs. 

Dominique HUMEN, chargée de mission Inde, Luriecq (42). Février 2008

 

 

 

 

 

 

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Retour de mission: un accueil chaleureux dans le Doubs

A la demande du comité de Larnod, Dominique Humen et moi-même nous sommes rendues dans cette région où nous avons été très gentiment accueillies par les membres du comité. Le but était bien sûr de parler de l’Inde et de l’aide que nous apportons là-bas, avec les dernières observations faites lors de notre mission d’octobre 2007. 

Notre intervention à l’école pr imaire de Pugey (regroupement des communes de Pugey, Larnod et Arguel) a été très agréable. Les élèves des classes de CE2, CM1 et CM2 ont posé de très nombreuses questions lors de la projection d’un diaporama, pendant environ deux heures ! Les thèmes relatifs à la vie quotidienne étaient évidemment les plus abordés et quelques objets apportés d’Inde ont rendu ce moment encore plus concret pour eux. 

En soirée, nous avons projeté un petit film sur un des villages visité, puis ensuite un diaporama pendant lequel environ quarante participants ont pu poser beaucoup de questions (la question du maintien de l’aide en Inde, pays en développement, a été évoquée). Cette fois, l’intérêt était plus précis car tous étaient membres de comités LACIM. En effet, notre déplacement était prévu pour rencontrer aussi les comités locaux du département et dix groupes étaient représentés dans cette assemblée. Un petit « apéritif dinatoire » a terminé cette soirée et les conversations et échanges ont pu ainsi se prolonger encore… 

Nous avons été abondamment remerciées pour notre venue et notre présentation et nous avons compris une nouvelle fois combien il était important d’apporter des images et des expériences concrètes aux membres des comités afin que la motivation demeure. Les missions sont donc bien nécessaires et indispensables pour la vie et le futur de notre association. 

Un grand merci à tous pour ce sympathique week-end qui nous a aussi permis de voir rapidement la vieille ville de Besançon avant de repartir.

 Hélène POUILLY.

En Inde du Sud un programme de formation pour les Adivasi qui a marché

C’est durant l’année 2007 que LACIM décidait de soutenir un projet original et quelque peu « subversif » proposé par l’ONG Pragathi dont le siège est à Mysore dans le Karnataka. 

Le projet s’adressait à 25 communautés tribales dont 8 étaient jumelées à des grou- pes français. Il s’agissait d’u- ne formation civique et prise de responsabilité pour les leaders de ces communautés souvent élus d’ailleurs, car le gouvernement indien impose un quota de représentants des communautés tribales au sein des conseils municipaux (Panchayat).

Le but poursuivi était de donner à ces leaders les moyens d’exercer pleinement leurs responsabilités dans les assemblées où ils avaient le droit de siéger mais où ils n’osaient pas intervenir du fait de leur maladresse d’expression ou de leur complète incompétence 

Le programme comportait une partie information sur les droits et avantages dont leurs communautés étaient censées bénéficier, et dont leurs représentants élus ignoraient le plus souvent l’existence. La formation comportait aussi un volet « prise de parole » en public : comment s’adresser à l’administration locale pour obtenir les aides prévues et utiliser le vocabulaire adéquat, avoir une connaissance élémentaire du droit local , savoir entrer en relation avec les organismes financiers, etc. 

Le financement a pu se faire en regroupant les 8 groupes français concernés qui ont ainsi pu assumer 50% du coût de l’opération ; le fonds de solidarité supportant le reste. 

Le programme a pu se dérouler sur 10 mois par sé- quences de trois jours par mois. 125 personnes en ont bénéficié, soit 5 par village. 

Nous avons eu récemment le bonheur de recevoir plusieurs informations sur l’im- pact positif de ces journées de formation. Apparemment la voix des tribaux a été entend u e p a r p l u s i e u r s «municipalités » de la zone. Ainsi, dans le village de Adina- Kanavé, le Panchayat a pris en charge la mise en place d’une école gouvernementale. Plusieurs villages totalement isolés bénéficient maintenant de petites routes qui permettent aux véhicules de les atteindre plus facilement. 

Ces « avantages » sont dus aux interventions d’élus tribaux qui ont su prendre efficacement la parole et qui ont été écoutés. 

LACIM peut donc être satisfaite de voir que son action a contribué à l’amélioration du quotidien des habitants de ces villages. 

Pierre ROUVE, commission Inde, Réquista (12).

Nouvelle école gouvernementale

d’Adina Kanavé. 

Le seul problème : le maitre nommé ne veut pas rester. Il faudra que le village se batte pour que l’école fonctionne ...

 

 

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