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Rencontres
avec des villages Adivasi au Karnataka en Inde |

Petite
hutte pour une famille
à
Metikuppe Hadi, village
très
pauvre attente de jumelage...

Dortoir
de filles de St Anthony :
dans
30m² 49 filles,
plus
quelques adultes,
dorment
sur des nattes …
La
situation est la même
pour
le dortoir des garçons.
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| Pour préparer notre
prochaine exposition de 2010 sur les Adivasi du Karnataka, nous sommes
allés en janvier dernier à leur rencontre dans les villages que LACIM
soutient près de Mysore à quelques heures de route en voiture.
Nous
avons visité une quinzaine de villages ainsi que le Home de Saint
Anthony qui reçoit les orphelins des villages ou leurs enfants les plus
en difficulté désirant faire des études.
Rappelons
que ces populations tribales vivaient encore au coeur de la jungle il y
a une vingtaine d’années. Accusés de tuer les animaux, de voler les
bois précieux ou de mettre le feu à la forêt, ils ont été chassés
de leur lieu de vie ancestral par les autorités locales qui ont
transformé la forêt en Parc national.
Au
mieux, ils ont été réinstallés en bordure de forêt où ils peuvent
encore retourner cueillir les baies, chercher les racines et les plantes
médicinales, collecter le miel dans les arbres et les fleurs pour
fabriquer les teintures. Au pire, ils vivent à quelques dizaines de kms
de la forêt dans des villages en limite de propriétés agricoles
privées, sans un lopin pour leurs propres besoins.
La
promesse d’une vie moderne plus facile grâce à l’électricité, l’eau
et l’école n’a pas été tenue par les autorités. Les maisons
construites dans certains villages il y a 20 ans sont en mauvais état,
l’électricité et les forages ne fonctionnent pas souvent...
Aujourd’hui,
leur situation est souvent dramatique. Méprisés par la société
indienne qui les appelle « les hommes sauvages », exploités par les
propriétaires terriens pour quelques roupies ou une gerbe de millet,
abandonnés par les autorités locales qui ont construit des écoles
sans envoyer de maîtres, ces populations ne comptent que sur LACIM et
Pragathi pour les aider à vivre.
Eux
qui sont rarement écoutés, une fois la confiance établie, ils nous
disent leurs difficultés, mais aussi les espoirs qu’ils nourrissent
pour leurs enfants, pour leur communauté ou leur village. Ils chantent,
dansent pour nous, nous ouvrent leurs maisons.
Leurs
enfants très fiers, dans les petites écoles informelles financées par
LACIM, leurs ardoises en mains, nous récitent l’alphabet et la suite
des nombres en kannada, la langue locale.
Au
fil des jours et de nos visites, nous entrons un peu plus dans leur vie,
nous compatissons. Leurs problèmes deviennent les nôtres :
-
la pauvreté de leur habitat parfois très sommaire fait de petites
huttes de bambou et de branchages ou de constructions un peu plus
grandes recouvertes de crépi de boue séchée où ils vivent à
plusieurs familles, - l’eau malsaine qui donne des boutons,
-
le manque de nourriture et d’argent pour acheter le mil, les
vêtements ou pour se soigner,
-
les éléphants qui sont venus la nuit, ont cassé des arbres et menacé
les maisons,
-
l’intermédiaire passé pour acheter les récoltes à un prix
indécent, le salaire d’un jour dans les champs : 30 roupies
c'est-à-dire 50 centimes d’euro.
Les
anciens regrettent l’époque où, vivant entre eux au coeur de la
forêt, ils étaient libres. Aucun regard dévalorisant ne pouvait les
atteindre.
Leurs
voeux, nous aimerions les exaucer tout de suite :
-
pouvoir louer un morceau de terre pour cultiver du millet, du chili, du
coton, ce serait un revenu assuré.
-
avoir un moyen de transport collectif pour plusieurs villages, ils
vendraient euxmêmes leurs récoltes sur le marché, l’intermédiaire
ne les volerait plus.
-
confier leur enfant à l’orphelinat de Pragathi, chez M. Sharannapa
pour qu’il puisse manger à sa faim et être scolarisé. Ils ont toute
confiance en Pragathi, en M. Sharanappa et sa femme Shukri, cette
famille qui s’est investie depuis plus de 20 ans pour aider les
populations tribales de la région de Mysore.
Quand
M. Sharanappa arrive dans les villages, l’espoir renaît : il connaît
leurs besoins, il les aide à s’organiser, et il prépare avec son
équipe d’animateurs, l’aide éventuelle de LACIM en vue d’un
jumelage.
En
ce qui concerne l’orphelinat, la générosité, l’intelligence et l’amour
du couple Sharanappa Shukri pour les enfants est admirable. Cependant l’infrastructure
reste précaire. St Anthony accueille 106 enfants pour 60 places
seulement.
Il
faudrait de vrais dortoirs, une salle d’étude, une machine à laver
le linge, une bibliothèque, une école sur place... Sachez qu’il y a
12 villages prêts à être jumelés, nous les avons visités, ils en
valent la peine. Merci pour eux.
Alberte
ASPART, commission communication, en mission avec Catherine AMBLARD,
Henri AMBLARD, Guy MICHEL, comité d’Eveux, (69).
Fév.09 |
| Culture
biologique, projet réussi à Thenoor |
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Notre
mission d’octobre en Inde s’est passée sous les meilleurs auspices
pour nous car nous n’avons pas trop souffert des pluies de mousson qui
auraient pu nous empêcher de faire nos visites … et nous en étions
ravies. Ce n’était bien sûr pas le cas des habitants qui attendaient
tous avec impatience les premières pluies et auxquels nous disions
toujours qu’elles arriveraient après notre passage !
Elles
nous ont tout de même rattrapées les deux derniers jours et nous avons
dû annuler la visite d’un village.
Cependant
nous avons visité 19 villages (dont certains non programmés),
rencontré 3 «Project Holder» d’autres villages, 2 autres
organisations sociales indiennes, les 3 permanents indiens et fait
quelques achats pour les expositions. Bref, un programme bien chargé
sur à peine trois semaines … mais combien enrichissant dans les
rencontres !
Nous
avons apprécié tout particulièrement certaines organisations
indiennes qui encadrent certains de nos jumeaux et qui font un travail
fort intéressant en dehors de leur coopération avec LACIM. Certains
dirigeants font preuve d’une ouverture d’esprit et d’une
ingéniosité qui feront progresser sans nul doute les personnes dont
ils ont la charge.
Plutôt
que de faire un compte-rendu exhaustif de nos visites que chaque groupe
français concerné reçoit, je voudrais présenter un exemple de projet
intéressant, celui de Thenoor situé dans le district de Perambalur
(Tamil Nadu).
Ce
jumelage a commencé en 2001 et il est déjà riche en divers projets
depuis la prise en charge de ce village par l’organisation INDO TRUST.
Nous avons pu voir l’importance du dynamisme de Mr Mohammed Hussain
BABU - Project Holder - pour la motivation des hommes et des femmes. C’est
le premier village où nous rencontrons dès notre arrivée des hommes
qui s’expriment longtemps sur leur projet, leurs difficultés, leur
futur. Habituellement, nous rencontrons plutôt les femmes et parfois
uniquement les femmes. Ici elles ont aussi leurs projets propres et sont
très actives mais elles ne sont pas mises en avant et sont plutôt des
collaboratrices.
Le
projet agricole commencé en 2006 pour 35 paysans a bien démarré :
formations, plantations d’arbres, vermi-compost, culture de
champignons.
Ils
ont eu une formation sur deux jours pour la c u l t u r e b i o l o g i
q u e (comment préparer la terre, l’analyser, la traiter
naturellement, gérer l’eau, etc.) et nous avons vu qu’ils ont mis
en pratique cet enseignement. Ils ont creusé des fossés suffisants
entre les champs, ils ont planté certaines plantes autour de leurs
cultures pour les protéger des insectes destructeurs,… et surtout,
ils parlent de tout cela avec joie et fierté car ils ont de bons
rendements. On les sent maintenant ouverts à d’autres techniques pour
progresser. Ils réfléchissent maintenant à la manière d’avoir de
meilleurs revenus tout en respectant leur environnement.
La
plantation d’arbres n’a pas été un s u c c è s dans les champs
mais a b i e n ma r c h é dans les j a r d i n s où ils étaient sans
doute moins exposés à la sécheresse.
La
première culture de champignons a été un é c h e c d o n t ils ont
tiré les leçons. C ’ e s t maintenant une réussite. Ils cultivent
des champignons dans des sacs en plastique suspendus sous les toits des
maisons. Ils les mangent pour apporter plus de protéines à leur
alimentation. Cette culture semble simple et facile à mettre en place
dans beaucoup de villages, nous l’avons d’ailleurs suggéré dans un
de nos jumelages.
Des
femmes élèvent des dindes pour la vente et elles font de bons profits.
Un paysan qui a quatre vaches a installé un système de biogaz dans sa
ferme et peut ainsi ne plus utiliser de bois pour la cuisine de toute la
famille. Ce type de projet serait intéressant pour protéger les arbres
car chaque maison cuisine actuellement au bois et la déforestation est
un problème lié à la sécheresse. Mais le montant de l’investissement
est une barrière pour des personnes sans grandes ressources.
Ils
ne "baissent plus les bras" devant les échecs, dus parfois à
la sécheresse, grâce à Mr BABU qui essaie de leur donner toutes les
chances pour se former. Ce dernier a envoyé récemment quelques hommes
et femmes du village à une conférence proposée lors de la journée
mondiale de la FAO où on leur a donné des conseils sur la gestion de
leur production, la gestion de l’eau, etc.
Ils
veulent maintenant cultiver plusieurs sortes de "ragis"
(variétés de millet) pour combattre les maladies et augmenter la
résistance de leurs cultures à la sécheresse.
Toutes
ces initiatives émanent en partie de Mr BABU qui est convaincu de l’importance
de toutes ces méthodes et qui transmet son enthousiasme aux
villageois.
Le
résultat est que les projets de ces hommes et femmes sont toujours
innovants et variés. Actuellement ils souhaitent toujours faire des
formations, faire un élevage de poissons et planter des arbres autour
de l’étang, avoir un moulin pour le maïs et les
"ragis".
Mr
BABU nous disait que le plus difficile était de combattre les
traditions, les habitudes parmi ces paysans et de convaincre une ou deux
personnes. Ensuite tout s’enchaîne car le succès entraîne les
autres très rapidement et l’émulation fonctionne bien.
Hélène
POUILLY, Cleppé (42), chargée de mission INDE. Octobre 2007 |

Réunion
avec les hommes de Thenoor

Plantation
d’un « lime tree »
(petit
citronnier)

Réunion
avec les femmes
et
les hommes de Thenoor |
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Réflexions
sur l’Inde après notre mission en octobre 2007
L’Inde
a toujours fasciné les autres nations par sa faculté d’adaptation.
Colonisée par les anglais durant de longues années, elle a su
conserver son pluralisme, ses diverses religions, ses traditions.
Sous
le joug de la mondialisation et dans sa course à la modernité elle en
oublie un peu ses origines mais conserve, pour combien d’années
encore, cette faculté d’adaptabilité face au changement.
Et c’est
comme cela que vous verrez aujourd’hui des automobilistes au volant de
4X4 flambants neufs rouler à plus de 100 à l’heure sur des routes
défoncées, évitant de justesse des hommes et des femmes portant leur
fardeau sur la tête ou menant des troupeaux de chèvres à la baguette.
Le modernisme cohabite avec la tradition dans une société en pleine
mutation.
Le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour aider les plus
pauvres car il a bien conscience que l’on ne devient pas troisième
puissance mondiale avec un nombre aussi important d’ analphabètes et
de pauvres mais là encore l’adaptabilité fait loi ! La corruption
est très importante et chacun s’arrange à sa manière avec l’argent
de l’État..
Mais voilà, tout comme le traditionnel hochement de
tête de gauche à droite qui ne dit ni oui ni non, l’Inde ne veut
heurter personne et la devise populaire reste «no problem madam ».
Ce
qui m’a le plus réjoui le coeur c’est de voir combien d’hommes et
de femmes indiens des classes supérieures se mettent au service de leur
nation et des classes les plus basses.
Ils engagent leur vie en quittant
des fonctions très bien rémunérées et engagent leurs propres biens
pour créer et faire vivre des organisations reconnues par le
gouvernement. Ce qui ne veut pas dire aidées par celui-ci. Il n’y a
que des riches Indiens ou des associations comme LACIM qui permettent de
donner corps à leurs idéaux.
En rencontrant les villageois j’ai
ressenti ce frémissement de l’évolution économique qui s’insinue
jusque dans les régions les plus reculées de l’Inde du sud-est,
Andhra Pradesh et Tamil Nadu.
Lorsque l’électricité est présente,
pratiquement chaque maison, chaque hutte a sa télévision. La société
de consommation arrive ainsi dans tous les foyers et pousse les
habitants à faire évoluer leur niveau de vie par le travail.
Des
idées germent.
L’élevage des poissons en régions pourvues d’eau,
en est un exemple récent. Après les problèmes provoqués par le
tsunami, la pisciculture en étang a vu le jour pour faire face à la
demande en nourriture et offre un revenu à de nouveaux pêcheurs !
Conscient que leur vie dépend de la pluie, les Indiens cherchent des
revenus moins aléatoires que l’agriculture et se lancent dans des
projets générateurs de revenus en utilisant les ressources naturelles
à leur portée comme les cordes en fibre de coco par exemple.
D’importants
problèmes touchant l’agriculture subsistent et poussent le
gouvernement à réduire les surfaces agricoles exploitées en les
transformant en zones industrielles aidées.
Les Tribaux, les plus
anciens habitants de l’Inde, ont encore beaucoup de barrières à
dépasser au Tamil Nadu et en Andhra Pradesh, du fait de leur rejet par
les autres classes y compris les plus défavorisées.
Par l’éducation
que leur proposent des organisations indiennes et le gouvernement, ils
apprennent les codes de la société, l’hygiène, l’habillement, les
lois sociales et finiront par s’intégrer au reste de la population.
Mais il faut du temps pour que les mentalités changent.
C’est
pourquoi le gouvernement insiste sur la scolarisation des enfants. La
nation ne changera que lorsqu’un maximum d’enfants éduqués
arrivera à l’âge adulte.
Notre aide est appréciée par toutes ces
ONG locales et je pense qu’il est nécessaire de renforcer notre
collaboration par une aide financière bien sûr, mais aussi par tout le
soutien moral que nous leur donnons en leur montrant de l’intérêt.
Ils attendent notre argent mais ont aussi besoin de notre reconnaissance
en tant que partenaire. En effet qui mieux qu’eux en tant qu’Indiens
connaissant leur pays, peut oeuvrer sur le terrain avec tout l’amour
mis dans ce travail ?
J’aime l’Inde depuis longtemps mais cette
mission m’a apporté une profondeur dans la responsabilité que nous
avons à ne pas laisser derrière nous une nation en plein
développement mais qui a encore besoin de l’action d’ONG locales ou
internationales.
Il nous faut
poursuivre l’action de LACIM en Inde
pour les plus démunis et les oubliés du développement. Ce ne sera
jamais que des petites rivières dans le grand courant de l’évolution
indienne mais chaque action représente tellement pour le village qui la
reçoit, que c’est déjà la plus belle des réussites.
Les visages si
heureux des enfants, recevant un nouveau cartable ou des crayons,
suffisent à vous dire tout le bienfait que vous pouvez apporter par vos
dons et tout le travail que vous faites chacun dans vos villages
respectifs.
Dominique HUMEN, chargée de mission Inde, Luriecq (42).
Février 2008 |


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Retour
de mission: un accueil chaleureux dans le Doubs
A
la demande du comité de Larnod, Dominique Humen et moi-même nous
sommes rendues dans cette région où nous avons été très gentiment
accueillies par les membres du comité. Le but était bien sûr de
parler de l’Inde et de l’aide que nous apportons là-bas, avec les
dernières observations faites lors de notre mission d’octobre
2007.
Notre
intervention à l’école pr imaire de Pugey (regroupement des communes
de Pugey, Larnod et Arguel) a été très agréable. Les élèves des
classes de CE2, CM1 et CM2 ont posé de très nombreuses questions lors
de la projection d’un diaporama, pendant environ deux heures ! Les
thèmes relatifs à la vie quotidienne étaient évidemment les plus
abordés et quelques objets apportés d’Inde ont rendu ce moment
encore plus concret pour eux.
En
soirée, nous avons projeté un petit film sur un des villages visité,
puis ensuite un diaporama pendant lequel environ quarante participants
ont pu poser beaucoup de questions (la question du maintien de l’aide
en Inde, pays en développement, a été évoquée). Cette fois, l’intérêt
était plus précis car tous étaient membres de comités LACIM. En
effet, notre déplacement était prévu pour rencontrer aussi les
comités locaux du département et dix groupes étaient représentés
dans cette assemblée. Un petit « apéritif dinatoire » a terminé
cette soirée et les conversations et échanges ont pu ainsi se
prolonger encore…
Nous
avons été abondamment remerciées pour notre venue et notre
présentation et nous avons compris une nouvelle fois combien il était
important d’apporter des images et des expériences concrètes aux
membres des comités afin que la motivation demeure. Les missions sont
donc bien nécessaires et indispensables pour la vie et le futur de
notre association.
Un
grand merci à tous pour ce sympathique week-end qui nous a aussi permis
de voir rapidement la vieille ville de Besançon avant de repartir.
Hélène
POUILLY. |

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En
Inde du Sud un programme de formation pour les Adivasi qui a marché
C’est
durant l’année 2007 que LACIM décidait de soutenir un projet
original et quelque peu « subversif » proposé par l’ONG Pragathi
dont le siège est à Mysore dans le Karnataka.
Le
projet s’adressait à 25 communautés tribales dont 8 étaient
jumelées à des grou- pes français. Il s’agissait d’u- ne
formation civique et prise de responsabilité pour les leaders de ces
communautés souvent élus d’ailleurs, car le gouvernement indien
impose un quota de représentants des communautés tribales au sein des
conseils municipaux (Panchayat).
Le
but poursuivi était de donner à ces leaders les moyens d’exercer
pleinement leurs responsabilités dans les assemblées où ils avaient
le droit de siéger mais où ils n’osaient pas intervenir du fait de
leur maladresse d’expression ou de leur complète incompétence
Le
programme comportait une partie information sur les droits et avantages
dont leurs communautés étaient censées bénéficier, et dont leurs
représentants élus ignoraient le plus souvent l’existence. La
formation comportait aussi un volet « prise de parole » en public :
comment s’adresser à l’administration locale pour obtenir les aides
prévues et utiliser le vocabulaire adéquat, avoir une connaissance
élémentaire du droit local , savoir entrer en relation avec les
organismes financiers, etc.
Le
financement a pu se faire en regroupant les 8 groupes français
concernés qui ont ainsi pu assumer 50% du coût de l’opération ; le
fonds de solidarité supportant le reste.
Le
programme a pu se dérouler sur 10 mois par sé- quences de trois jours
par mois. 125 personnes en ont bénéficié, soit 5 par village.
Nous
avons eu récemment le bonheur de recevoir plusieurs informations sur l’im-
pact positif de ces journées de formation. Apparemment la voix des
tribaux a été entend u e p a r p l u s i e u r s «municipalités »
de la zone. Ainsi, dans le village de Adina- Kanavé, le Panchayat a
pris en charge la mise en place d’une école gouvernementale.
Plusieurs villages totalement isolés bénéficient maintenant de
petites routes qui permettent aux véhicules de les atteindre plus
facilement.
Ces
« avantages » sont dus aux interventions d’élus tribaux qui ont su
prendre efficacement la parole et qui ont été écoutés.
LACIM
peut donc être satisfaite de voir que son action a contribué à l’amélioration
du quotidien des habitants de ces villages.
Pierre
ROUVE, commission Inde, Réquista (12). |

Nouvelle
école gouvernementale
d’Adina
Kanavé.
Le
seul problème : le maitre nommé ne
veut pas rester. Il faudra que le village
se batte pour que l’école fonctionne
...
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