Un réseau d'amitié et de partage aux 4 coins du monde

 

 

 

retour page précédente Nouvel accueil ]Accueil ] Remonter ]  

 

Nombre de visiteurs

 

 

Mentions légales

 

page mise à jour le:

06/10/2008

 

 

Niger : pauvreté et dénuement des villages de brousse

Du 8 au 25 novembre, Janine Berlier membre du conseil d’administration de LACIM et moi-même, membre du comité local d’Ambierle, nous nous sommes rendus dans ce pays du 8 au 25 novembre 2005 avec pour mission d’effectuer le suivi des activités de l’association. 

17 villages ont été visités : 

Koria Haoussa, Sambéra Alfa, Taguy, Zéno, Chitara 2, Garin Maigaskia, Maïlo, Garin Mayodo, Dawan Marké, Gouati (qui n’est pas encore jumelé mais c’est là où habite maintenant l’ancien directeur de Dawan Marké), Matamey Bougagé, Daré, Aouki Bougagé, Maigergui, Dan Malam, Garin Maoudé, Bangui Gourou (ancien jumelage), Bari Baré.

Les différentes régions du Niger

 

Quel choc pour moi qui découvrait la partie la plus déshéritée du Niger, pays le plus pauvre de la planète, où au contraire des environs d’Agadez, il n’y pas de tourisme ni ses retombées. 

J’ai pu constater la très grande pauvreté, voire le dénuement des villages de brousse : la presque totalité n’a pas l’électricité, 43% n’a pas accès à l’eau potable, et dans beaucoup d’endroits sévit la malnutrition. 

 

Les premiers jours à Niamey 

ont été consacrés d’une part à la préparation du programme de la mission avec Mamane (permanent local), d’autre part à la visite de l’hôpital qui, d’après Janine, a évolué dans le bon sens depuis son dernier passage. Nous avons visité également le dispensaire de Koria Haoussa. Il lui a été donné, comme à tous ceux que nous avons vu par la suite, divers produits pharmaceutiques amenés de France. Situé à 60 km de la capitale, il a été financé pour la construction par le comité local de Montbrison et équipé par Emmaüs. 15 villages, soit environ 6200 habitants, sont suivis par ce centre en pleine expansion qui, en plus des soins habituels, s’occupe actuellement de 276 enfants dénutris (l’UNICEF fournit les rations alimentaires spécifiques). C’est le seul des 4 dispensaires de brousse visités, ayant l’électricité fournie par des panneaux solaires. 

 

Le séjour en brousse 

a permis de faire le point des réalisations et des besoins de 17 villages situés de part et d’autre des 1000 km de route séparant Niamey de Zinder. Beaucoup d’entre eux ne sont accessibles qu’avec un véhicule tout terrain et avec l’aide d’un ami de LACIM du secteur (souvent un instituteur) ou d’une personne connaissant le chemin. 

 

Le point sur les différents projets 

Nous avons fait le point sur les projets terminés, en cours ou à venir, avec les villageois toujours très accueillants même si 2 ou 3 fois ils étaient peu nombreux (jour de marché ou passage à l’heure du travail aux champs). La plupart des puits visités, dont celui construit en hommage à Mme CHARLAT à Garin Maïgaskia, sont en cours de creusement ou en attente de mise en eau. Les habitants, surtout les femmes, nous ont manifesté leur grande satisfaction d’avoir un puits cimenté avec une margelle et ne tarissant pas, à proximité de leurs habitations. 

Beaucoup de classes sont encore "sous paillote" d’où des demandes de construction d’écoles "en dur". Toutes les écoles construites par LACIM dont celle de Dan Mallam (cf. article de Beaumont) ont leurs équipements scolaires. 

La reconstitution d’un cheptel de chèvres est en bonne voie à Dawan Marké et Ouaki Bougagé. Il faut voir la fierté des femmes avec leur chèvre ! 

Les rares moulins à mil installés soulagent très sensiblement le travail des femmes; ce type d’équipement a souvent été demandé au cours des visites. A Garin Mayodo par exemple, le bénéfice réalisé a permis l’achat de chèvres qui pourront être vendues si besoin, pour financer les réparations du moulin. 

Les banques céréalières mises en place ne sont pas, d’après notre permanent, la panacée. Elles sont difficiles à gérer dans la durée. Une simple boutique villageoise peut combiner la vente d’objets ou de denrées de première nécessité avec la constitution d’un stock tampon de mil. 

L’alphabétisation des adultes a été évoquée avec le maire très motivé de Matamey. C’est une affaire à suivre. « Des gouttes d’eau dans un océan de pauvreté », écrivait Mme CHARLAT, «mais les gouttes d’eau rajoutées les unes aux autres ne font-elles pas les grandes rivières ? ». 

 

De nouveaux villages ont sollicité l’aide de LACIM au cours de notre périple; il reste à trouver des groupes en France... Mon ressenti de cette mission, c’est que LACIM au Niger ne fait pas de l’assistanat mais intervient sur des projets précis, vérifiables et souvent vitaux demandés par les villages, contribuant ainsi au maintien de la population sur place. De nombreuses photos ont été prises ainsi que des vidéos. Merci aux comités français pour leur patience, car il y a un gros travail de montage à faire avant de pouvoir les visionner.

 Robert BEZIAUD, comité d’Ambierle (42)

2005

 

 

    

Visite du dispensaire de Kora Haoussa

(photo Janine Berlier)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derrick pour la mise en eau à Garin Maïgaskia

(photo Janine Berlier)

 

 

Lancement de l’alphabétisation au NIGER:une expérience prometteuse

 

On en parlait depuis longtemps…Certains jumeaux de France étaient impatients de voir cette réalisation s’accomplir. Cela a pris du temps. 

 

Il a fallu sensibiliser les populations, surtout les femmes, à l’utilité de ce projet. Il a fallu enfin trouver une ONG nigérienne capable de nous satisfaire, ayant une expérience de plusieurs années sur le terrain, et qui soit raisonnable dans le montant de ses prestations. Cette ONG est basée à Dosso, à 50 kms de Niamey Le coordinateur est le frère d’un instituteur très impliqué dans les projets LACIM.

Nous avons commencé cette expérience sur 3 villages, situés dans la région de Dosso et jumelés avec Ornans, Dannemarie-sur-Crête et Pélussin en France. 

L’alphabétisation a com- mencé le 2 janvier 2009, pour se terminer vers fin mai, soit une durée de 5 mois. Les cours ont lieu entre 12h et 15h, période à laquelle les femmes sont plus libres (la corvée d’eau du matin est terminée et le repas est fait). Ils s’échelonnent sur 5 jours dans la semaine, sauf le dimanche et le jour de marché, jour sacré pour les femmes qui se retrouvent entre elles. 

C’est un projet de 1400 € par village qui comprend le salaire des formateurs, les tables et les bancs, les tableaux, les cahiers et les stylos, ...cela se passe dehors, sous un abri construit par la population. 

Les cours ne sont pas faits seulement pour ap- prendre à lire, écrire et compter. Mais ils sont aussi prévus pour apporter au femmes des conseils pour l’hygiène, une réflexion sur leur vie, sur l’éducation des enfants, sur les microcrédits, … 

Je termine ce petit texte en disant que je suis très contente de constater que ce projet ait enfin vu le jour. L’alphabétisation se poursuivra sur la région de Doutchi, de Matameye en 2010 et 2011. 

Je pars au Niger jusqu’à la fin du mois de février . Je me rendrai sur place afin de constater le sérieux de cette première expérience dans les villages concernés. J’en parlerai avec les participantes et les formateurs. A mon retour je ferai un compterendu. 

Janine BERLIER, chargée de mission au Niger, Pelussin (42).

en haut de la page

 

Copyright © 2003-2007   LACIM       42 540 Croizet-sur-Gand    Tél. : 04 77 63 25 42    Fax : 04 77 63 23 38