André JOSSE nous a quittés

Président de LACIM de 2001 à 2012, il nous laisse un texte-témoignage qu’il a rédigé 3 jours avant sa mort et qu’il a adressé aux différents comités dont il avait la charge (zone de Bamako au Mali).

Chères amies et chers amis de LACIM,

Ce matin, 8 décembre, je suis entré en soins palliatifs.

La maladie m’empêche d’aller jusqu’au bout de ce qui a guidé toute ma vie : conduire à l’autonomie des pauvres, villageois et villageoises des pays du Sud.

J’ai/nous avons cherché, tâtonné et trouvé les moyens d’atteindre ce but.

C’est pratiquer l’agriculture durable pour que les familles mangent à leur faim.

C’est éduquer les enfants, autant les filles que les garçons.

C’est alphabétiser les femmes pour les sortir de l’ignorance, les rendre actrices de progrès, conscientes de leur rôle social, éducatif, sanitaire, économique.

C’est ainsi que nous avons mis debout les habitants de 60 villages de la région de Bamako. Mais ce n’est pas fini, d’autres villages espèrent / sollicitent notre aide.

Gérard Verschoore, chargé de mission dans la zone de Mopti, était hier près de moi pour un passage intérimaire de témoin en attendant qu’une organisation se mette en place pour garder le cap et continuer à mettre en œuvre ces moyens qui ont fait leurs preuves.

Seuls votre fidélité, votre désir de partage et votre aide permettront de poursuivre le travail commencé.

Soyez-en remerciés de tout cœur.

André Josse

André JOSSE

A propos lacim

LACIM – Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde est une association de solidarité internationale créée en 1968. Elle accompagne aujourd’hui des populations dans 9 pays : Inde, Bangladesh, Mali, Niger, Burkina Faso, Madagascar, Sénégal, République Démocratique du Congo et Haïti. Nos objectifs LACIM accompagne les populations dans des projets qu’elles ont elles-mêmes identifiés, afin d’améliorer durablement leurs conditions de vie. Les projets concernent notamment : l’accès à l’eau et à l’assainissement ; l’éducation et la construction ou rénovation d’écoles ; l’agriculture et la formation ; la santé ; les activités génératrices de revenus ; l’accès à l’énergie et à d’autres équipements essentiels. Le principe est de construire les projets avec les populations locales et leurs partenaires, et non de décider à leur place.